Les enregistements ont été réalisés lors de l’expédition "Le Bout Du Monde" n°2 avec les artistes FBWN et Pascal Sémur.
Les notes ci-dessous ont été rédigées au moment de l’expédition en 2001.
Dans ce projet artistique que nous voulons comme fondation j’ai choisi d’accompagner fbwn (Joachim Desarménien) et Pascal Sémur dans les montagnes de l’Atlas, mais aussi aux limites Nord du Maroc. D’un coté les sommets de la montagne et de l’autre les pointes de la terre sud de la méditerranée. Il s’agit d’une expédition avec deux chercheursqui devra permettre l’exploration du bout du monde par rapport à une forme de nomadisme et aussi l’exploration du bout du net par rapport aux possibilités de joindre notre expérience " réelle " à l’information "virtuelle"…
Le Bout Du Monde, expédition n°2 : La construction de la proposition c’est déroulé en quatre points : Acquisition des matériaux dans la médina de Fès le 08/11/2001 Action à Essaida ( frontière algérienne ) le 12/11/2001 Exil temporaire dans le souk d’Azzrou le 13/11/2001 Débordement dans le souk de Skoura le 14/11/2001
La réalisation a pris forme en acquérant une tente de chantier, qui devait servir de base, d’espace de travail. Après un premier essai de montage sur la frontière entre le Maroc et l’Algérie interrompu par les autorités locales, nous avons réalisé une première expérience dans le souk d’Azzrou. L’intérieur de la tente avait été aménagé avec des lieux pour s’asseoir et une table centrale. Nous disposions de livres d’art, de littérature, de journaux ainsi que de travaux personnels afin de pouvoir orienter les discussions. La tente était plantée à coté des restaurants qui nous approvisionnaient en nourriture et boisson. Deux personnes sont intervenues principalement ce jour là, d’une part Hamouda racontant un scénario d’expérience vécu à l’intérieur des souks, d’autre part Driss poète Amazigh profitant de l’espace pour déclamer sa poésie. Entre ces deux moments les discussions portaient sur l’art, la politique, le quotidien. Le lendemain nous avons redécliné le projet dans le souk de Skoura, si la forme devait être similaire, la foule qui s’accumulait, a laissé moins de place pour le dialogue. Un groupe de personnes s’est cependant servi du lieu pour s’exprimer et regarder différents travaux. L’expérience commençait à prendre forme mais le débordement devenant trop important nous avons du l’interrompre.
Ce projet peut aujourd’hui continuer avec la participation de personnes rencontrées sur place, les premières expériences servant de fondation pour les futures implantations. Sous cette tente « je vous invite partout au bout du monde… »